La réponse courte, avant celle de votre ville
Sur votre terrain, il n'y a généralement rien à demander. Entrée, cour latérale, cour arrière : dans la très grande majorité des villes que nous desservons, aucun permis, aucun certificat, aucune démarche préalable pour poser la boîte. Quelques villes ajoutent une condition d'emplacement plutôt qu'un permis — garder une distance de la ligne de rue, éviter la cour avant, laisser un dégagement, prévoir un écran — et elles la publient noir sur blanc dans leur zonage.
Dans la rue, c'est l'inverse. La chaussée, la ruelle et le trottoir appartiennent à la municipalité : les occuper demande presque toujours une autorisation, sous un nom ou sous un autre — permis d'occupation du domaine public, permission de voirie, certificat d'autorisation. Elle vient souvent avec des frais, variables selon la ville, et avec un délai : plusieurs villes exigent la demande plusieurs jours ouvrables avant la livraison. Et dans une poignée de villes desservies, la réponse est simplement non : y déposer un objet y est une infraction. Dans certaines, aucune procédure n'existe pour y déroger ; dans d'autres, la seule porte est une permission exceptionnelle, accordée au cas par cas quand le terrain ne suffit pas.
Puis vient le piège : le permis de conteneur et le permis de travaux sont deux choses différentes. Une ville peut n'exiger absolument rien pour la boîte dans votre entrée, et exiger un permis pour la rénovation que vous êtes en train de faire. C'est la section qui suit le vérificateur, et c'est celle qui évite les mauvaises surprises.
Pourquoi une telle variation d'une ville à l'autre ? Parce qu'il n'existe pas de règle commune. Chaque municipalité écrit son propre règlement d'occupation du domaine public et sa propre liste de certificats d'autorisation ; à Montréal, la question se tranche même arrondissement par arrondissement, chacun avec sa grille. Certaines villes nomment le conteneur en toutes lettres, d'autres n'emploient jamais le mot et règlent la question au comptoir. Et plusieurs font le chemin inverse : elles exigent un conteneur sur le chantier, comme condition du permis de construction. D'où cette page — il fallait aller lire, ville par ville, ce que chacune dit vraiment.