Henryville se livre en deux temps : le village, où l'égout a été installé en 1959 et l'aqueduc en 1969, et les rangs, qui occupent tout le reste — plus de 95 % du territoire est en zone agricole. Dans les deux cas, trois choses se règlent au téléphone plutôt que dans l'entrée : la largeur de l'allée, le ponceau et la hauteur libre. Une allée d'accès résidentielle henryvilloise fait au minimum 3 mètres et au maximum 7 mètres de large, deux allées d'un même terrain doivent être distantes d'au moins 6 mètres, et aucun accès ne peut se trouver à moins de 7,5 mètres de l'intersection de deux lignes de rue. Le stationnement est permis dans toutes les cours d'une maison unifamiliale, bifamiliale ou trifamiliale, mais l'aire de stationnement et son allée ne doivent pas dépasser 30 % de la superficie de la cour avant. Un 20 verges, à peu près la grosseur d'une Dodge Caravan, y tient sans immobiliser l'auto quand l'emplacement est choisi d'avance. Le 10 verges équivaut à un 20 verges rempli à la moitié : même surface au sol, simplement moins haut.
La deuxième chose que nos livreurs connaissent d'Henryville, c'est le fossé. Le règlement de circulation range les fossés dans la voie publique, noir sur blanc — elle « comprend la chaussée, le trottoir, les verdures, les accotements, les pistes cyclables, les terre-pleins, les fossés » — et le règlement sur les nuisances interdit d'obstruer ou d'empiéter sur l'emprise des rues, de quelque façon que ce soit. Sur un rang, la limite utile n'est donc pas le bord de l'asphalte : c'est le ponceau de votre entrée, sa largeur et sa capacité à porter un camion chargé. Cela se vérifie à la réservation — c'est un conseil de livraison, pas une règle municipale. Et sur la route 133, l'axe du village administré par le ministère des Transports du Québec, le zonage exige que toute aire de stationnement soit aménagée « de manière à ce que les véhicules puissent entrer et sortir en marche avant, sans empiéter dans l'emprise de la voie de circulation ». Traduction : le camion ne recule pas sur la 133, il lui faut de quoi manœuvrer sur le terrain.
La troisième, c'est la hauteur, et le chiffre municipal est plus bas qu'on le croit : le règlement sur les nuisances n'oblige à dégager que 3 mètres au-dessus de la chaussée et 2 mètres au-dessus d'un fossé. Un camion qui lève sa benne pour déposer ou reprendre une boîte a besoin de bien davantage : sur les rangs bordés d'arbres matures, la hauteur réelle au point de dépose se vérifie avant le départ. Trois autres réflexes henryvillois. Rien ne se dépose dans un rayon de 1,5 mètre d'une borne-fontaine. Hors du village, chaque propriété a son puits et son champ d'épuration quelque part sur le terrain, et un conteneur chargé pèse plusieurs tonnes, le camion davantage — la place se choisit en conséquence. Enfin, beaucoup d'entrées sont ici en gravier ou en asphalte vieillissant : c'est exactement pour ces surfaces que le système PROTEC-O-SOL fait partie de chaque boîte, des madriers intégrés qui répartissent la charge. Rien à fournir, rien à payer de plus. Le conseil de nos livreurs, pour une protection totale : quatre boîtes de carton aplaties ou une mince feuille de contreplaqué à l'endroit prévu, avant l'arrivée du camion. Sur l'emplacement lui-même, une précision compte à Henryville : le zonage ne range le « conteneur de déchets » d'un usage résidentiel que dans la marge arrière, et ne définit nulle part ce mot. Nous validons donc la place avec l'inspecteur municipal, au 450 346-4106, plutôt que de vous promettre l'entrée avant.