Pourquoi les briques et le mortier se vendent au poids
Le mur de brique qu'on refait, la cheminée qu'on démonte, le parement de maçonnerie qu'on arrache : tout finit en un tas qui a l'air inoffensif au sol. Il ne l'est pas : briques et mortier pèsent environ une tonne par verge cube — l'ordre de grandeur du béton et de la terre, loin au-dessus d'un conteneur de rénovation qui, lui, se remplit de bois et de gypse. C'est pourquoi la maçonnerie ne part jamais dans le conteneur de rénovation, et pourquoi elle ne se vend pas au volume.
Un seul format part : le 20 verges cube. Le prix couvre 7 tonnes incluses, 12 tonnes au maximum ; la tonne additionnelle s'ajoute au prorata, d'après le billet de pesée du centre de disposition — le poids réel, jamais arrondi. Et le conteneur se remplit aux trois quarts au plus (45 pouces du plancher) : la charge légale du camion s'atteint bien avant le bord. Le béton, la terre et l'asphalte suivent la même logique : chacun son conteneur, chacun son billet de pesée. Que vous refassiez un mur, démontiez une cheminée ou arrachiez un parement, c'est le nombre de voyages qui s'ajuste — jamais le format.