Le mur de brique qu'on refait, la cheminée qu'on démonte, le parement de maçonnerie qu'on arrache : tout finit en un tas qui a l'air inoffensif au sol. Il ne l'est pas : briques et mortier pèsent environ une tonne par verge cube — l'ordre de grandeur du béton et de la terre, loin au-dessus d'un conteneur de rénovation qui, lui, se remplit de bois et de gypse. C'est pourquoi la maçonnerie ne part jamais dans le conteneur de rénovation, et pourquoi sa location ne se facture pas au volume.
Un seul format part : le 20 verges cube. Le prix couvre 7 tonnes incluses, 12 tonnes au maximum ; la tonne additionnelle s'ajoute au prorata, d'après le billet de pesée du centre de disposition — le poids réel, jamais arrondi. Et le conteneur se remplit aux trois quarts au plus (45 pouces du plancher) : la charge légale du camion s'atteint bien avant le bord. Le béton, la terre et l'asphalte suivent la même logique : chacun son conteneur, chacun son billet de pesée. Que vous refassiez un mur, démontiez une cheminée ou arrachiez un parement, c'est le nombre de voyages qui s'ajuste — jamais le format.
La maçonnerie ne se démolit pas comme une dalle, et ce n'est pas une question de méthode : le Code de sécurité pour les travaux de construction exige que « la démolition de la maçonnerie doit s'effectuer par couche à peu près de niveau et non par masses ». Un mur descend assise par assise. C'est pourquoi une façade occupe des jours là où une dalle prend des heures — et pourquoi le conteneur reste plus longtemps chez vous. Deux choses ne suivent pas la brique d'argile : le mortier, que le ministère range parmi les impuretés de la brique, et la brique réfractaire d'un foyer ou d'un âtre, exclue de la filière de valorisation de la brique et dirigée vers un autre régime. Sortez les réfractaires du tas avant de charger.