Une plate-bande décapée a l'air de rien, brouette après brouette. Au conteneur, c'est autre chose : la terre, les roches et le gazon en plaques pèsent environ une tonne par verge cube — loin au-dessus d'un conteneur de rénovation qui, lui, se remplit de bois et de gypse. C'est pourquoi la terre ne part jamais dans le conteneur de matériaux secs mixtes, et pourquoi sa location ne se facture pas au volume.
Un seul format part : le 20 verges cube. Le prix couvre 7 tonnes incluses, 12 tonnes au maximum ; la tonne additionnelle s'ajoute au prorata, d'après le billet de pesée du centre de disposition — le poids réel, jamais arrondi. Et le conteneur se remplit aux trois quarts au plus (45 pouces du plancher) : la charge légale du camion s'atteint bien avant le bord. La règle vaut pour toute la famille — le béton, l'asphalte, les briques et le mortier — et le pourquoi du conteneur séparé est expliqué au blogue.
Le contaminant qui compte le plus, ici, n'a rien de chimique : c'est la renouée du Japon. Au Québec, elle se reproduit presque uniquement par fragments de rhizome, et le transport de terre excavée est l'un de ses principaux vecteurs — un morceau de racine suffit. Si votre terrain en porte, la recommandation gouvernementale est de ne pas réutiliser cette terre : l'enfouir sur place à environ deux mètres, ou la diriger vers un lieu autorisé. Dites-le-nous avant la livraison; ça change la destination du chargement, pas votre prix. Les roches, elles, ne suivent pas la route du béton et de la brique : concassées, elles redeviennent un granulat naturel, en dehors de la norme qui encadre les matériaux recyclés.