Nous livrons des deux côtés de la Transcanadienne, du secteur NORD au secteur SUD, et le camion prépare sa manœuvre avant d'arriver. À Kirkland, ce qui manque dans une entrée, ce n'est pas la hauteur : c'est la longueur. Le zonage plafonne à 7,0 mètres la largeur totale de l'entrée ou des deux entrées charretières par rue, n'en autorise qu'une seule sur un terrain de moins de 21,0 mètres de largeur frontale, et impose sur un terrain de coin un dégagement de 5,5 mètres depuis le point d'intersection des lignes d'emprise. Surtout, le garage est obligatoire pour toute habitation uni, bi ou trifamiliale, et « il est prohibé de supprimer un garage » : le conteneur partage donc l'entrée avec la porte de garage du ménage. C'est le cas d'école du repère de nos livreurs — un 10 verges, c'est un 20 verges rempli à la moitié : même empreinte au sol, simplement moins haut. Une case de stationnement kirklandaise mesure au moins 2,5 m sur 6,0 m; c'est le gabarit à visualiser au téléphone.
La deuxième chose se règle à la réservation, parce qu'ici la rue n'offre aucun débordement. Le stationnement y est plafonné à quatre heures consécutives sur le même tronçon, toute l'année et partout; il est interdit devant une entrée charretière, à moins de 5 mètres d'une borne-fontaine ou d'un coin de rue, à moins de 6 mètres d'un fossé ou d'une excavation dans la chaussée, et entre la bordure de rue et la ligne de propriété la plus proche — la bande gazonnée municipale n'est pas une place. Autour de la station Kirkland du REM, les zones H1 (18199 à 18225, boulevard Elkas) et H2 (rues Snair, place Raymond, Brien, Discepola, Théorêt, Lafford, Levere, Elkas et Des Lilas) ajoutent une interdiction du lundi au vendredi de 8 h à 18 h sans permis numérique — c'est-à-dire précisément aux heures de livraison. Notre camion, lui, est dans les règles : le règlement de circulation réserve les rues de Kirkland à quatre axes pour les véhicules commerciaux, « à l'exception […] des véhicules commerciaux effectuant des livraisons locales et des véhicules se dirigeant à un chantier ».
La troisième, c'est le sol — et à Kirkland, elle est écrite dans le règlement de zonage. Dès qu'un arbre, quelle que soit sa taille, risque d'être endommagé par des travaux ou par des travaux réalisés à proximité, l'article 5.6 c) oblige à « étendre au sol une protection partout où les véhicules ou la machinerie circulent ou tout matériau est entreposé (tapis de caoutchouc protecteur ou contreplaqué d'une épaisseur minimale de ¾ po.) ». Sur un terrain planté, cela veut dire à peu près toujours. C'est exactement ce que fait le système PROTEC-O-SOL, compris avec chaque boîte : des madriers intégrés qui répartissent la charge. Rien à fournir, rien à payer de plus. Le même article décide aussi de la place exacte : une clôture rigide d'au moins 1,2 m doit se dresser à 1,2 m du tronc, « aucune activité ne peut avoir lieu dans cette zone de protection », et « le recouvrement du système racinaire par un remblai de 20 centimètres ou plus » est assimilé à un abattage. Le conseil de nos livreurs, pour une protection totale : quatre boîtes de carton aplaties ou une mince feuille de contreplaqué à l'endroit prévu, avant l'arrivée du camion.