Une résidence sur deux à Boisbriand est une maison unifamiliale isolée — 52,6 % des 9 940 logements privés que le plan d'urbanisme recensait en 2011 — et c'est exactement le profil d'entrée privée où nos conteneurs descendent le mieux. Le tiers du parc est toutefois multifamilial, très concentré dans Sanche — Dugué, autour du parc industriel Curé-Boivin, où le recensement de 2006 comptait 64,5 % de logements multifamiliaux et 59,2 % de locataires, et à Beth-Halevy, 316 logements pour la plupart antérieurs à 1986. Là, l'entrée est partagée ou n'existe pas : c'est la première question que nous posons au téléphone. Un 20 verges occupe à peu près la surface d'une Dodge Caravan; le 10 verges équivaut à un 20 verges rempli à la moitié — même empreinte au sol, simplement moins haut.
La deuxième chose que nos livreurs savent de Boisbriand, c'est que ses cinq quartiers ne se ressemblent pas. Le long du chemin de la Grande-Côte — le tracé fondateur, la route 344, « une route sinueuse » selon le plan d'urbanisme —, des maisons de ferme à clin de bois et des bâtiments patrimoniaux voisinent avec les bungalows des années 1950 et 1960 : dans le quartier Grande-Côte — Filion, 81,9 % des habitations sont unifamiliales et 81,9 % des ménages, propriétaires. Le Centre-ville regroupait 40,5 % de la population en 2006, et « presque toutes les rues » y « sont bordées d'arbres » — des branches dont le camion tient compte. Quant aux rues de l'île de Mai et de l'île Morris, les deux îles habitées de la rivière des Mille Îles, la Ville elle-même y interdit le stationnement de nuit en tout temps l'hiver « pour des raisons de sécurité ou par contraintes d'espace » : quand une municipalité l'écrit, nos livreurs posent deux questions de plus avant d'y descendre une boîte.
La troisième, c'est l'heure. À Boisbriand, la livraison de matériaux est nommément classée dans les travaux mineurs par le règlement sur la qualité de vie : prohibée du lundi au vendredi entre 21 h et 7 h, et le samedi, le dimanche et les jours fériés entre 17 h et 9 h. Pas de conteneur à 7 h 30 un samedi matin, donc — nos tournées se calent dans ces fenêtres, et on vous donne l'heure en même temps que la date. Sur la surface, rien à fournir : les madriers PROTEC-O-SOL font partie de chaque boîte et répartissent la charge sur l'asphalte comme sur le pavé. Le conseil de nos livreurs, pour une protection totale : quatre boîtes de carton aplaties ou une mince feuille de contreplaqué à l'endroit prévu, avant l'arrivée du camion.
Ville de Boisbriand, plan d'urbanisme RV-1440 (tableau 4 et profils des milieux de vie, recensements de 2006 et de 2011), pages « Nuisances et qualité de vie » et « Stationnement hivernal de nuit » — consultés le 17 août 2026.